Faut-il sacrifier écureuils et ratons laveurs pour le bien de la planète?

Qu’est-ce qui constitue «la plus grande menace» pour la vie sauvage néo-zélandaise? Le braconnage? La déforestation? Le réchauffement climatique? Vous n’y êtes pas: il s’agit des hermines, des rats et des opossums. «Ces espèces invasives causent la mort de 3 millions d’oiseaux indigènes chaque année», s’inquiète le Premier ministre John Key . Dont le fameux kiwi, l’emblème nationale du pays. Il entend donc éradiquer ces nuisibles de l'ensemble du territoire d'ici 2050, en grande partie grâce à l'utilisation généralisée de pièges et d'appâts empoisonnés.

Sauf que le gouvernement s’est bien gardé d’inscrire sur sa «kill list» le pire ennemi de la biodiversité: le chat. Ce dernier est responsable à lui seul de 14% de la disparition des oiseaux, mammifères et reptiles peuplant les îles dans le monde, accuse une étude parue dans Global Change Biology en 2011 . Aux États-Unis, entre 7 et 21 millions de mammifères sont tués par nos chers compagnons chaque année, explicite une autre étude de Nature . Mais voilà: le matou est éminemment attirant. «Le chat est le principal point polémique de la lutte contre les espèces invasives», admet James Russell , un écologiste de l’université d’Auckland.

Une sensibilité très sélective

Car si traquer et empoisonner les rats ne se semble pas émouvoir les foules, les espèces considérées comme «sympathiques» bénéficient d’un soutien sans aucun rapport avec leur ... Lire la suite
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